Sauver son couple : y voir clair avant de décider
Il y a deux façons dont un couple se termine. La crise franche — une trahison, une dispute qui ne se répare pas — et l'effritement lent, sans coupable, où deux personnes se réveillent un matin en colocataires. La seconde est de loin la plus fréquente et la plus difficile à nommer, parce qu'il n'y a rien à reprocher à personne.

Les trois questions qui précèdent la décision
Avant de savoir s'il faut rester ou partir, il faut répondre à trois choses. Est-ce que j'aime encore cette personne, ou est-ce que j'aime ce que nous avons construit ? Est-ce que ce qui ne va pas vient de nous deux, ou est-ce que l'un de nous porte quelque chose qui n'a rien à voir avec le couple ? Et : qu'est-ce que je crains vraiment — la perdre, ou me retrouver seul ?
La plupart des gens qui m'appellent n'ont jamais formulé ces questions à voix haute. Les poser prend une heure et change souvent la lecture de toute la situation.
Ce que je peux éclairer, et ce qui ne m'appartient pas
Je peux vous aider à voir la mécanique : ce qui se rejoue, d'où vient la répétition, ce que l'autre exprime par son comportement plutôt que par ses mots. C'est souvent là que se trouve le déblocage.
Je ne décide pas à votre place, et je me méfie beaucoup des praticiens qui le font. Une consultation qui se conclut par « quittez-le » ou « restez » sans que vous ayez vous-même compris pourquoi ne vous rend pas service : vous obéissez, et six mois plus tard vous êtes au même point.
Si votre situation comporte de la violence — physique, ou une emprise qui vous isole et vous fait douter de votre propre jugement — ce n'est plus une crise de couple et mon accompagnement n'est pas la bonne réponse. En Suisse, la ligne d'aide aux victimes de violence domestique et les centres LAVI de votre canton sont là pour cela, et ils sont gratuits.
Questions fréquentes
Peut-on consulter à deux ?
Oui, à condition que les deux le souhaitent réellement. Une consultation où l'un des deux a été traîné ne produit rien, et je préfère la refuser.
Mon conjoint ne doit pas savoir que je consulte. Est-ce un problème ?
Non, c'est votre droit et je le respecte. Je vous dirai honnêtement si je pense que le silence fait partie du problème, mais la décision reste la vôtre.