Désenvoûtement et levée de blocages : ce que je fais, et ce que je refuse de faire
C'est la demande sur laquelle il y a le plus d'abus dans ce métier, et je préfère commencer par là plutôt que par une promesse. Si vous arrivez sur cette page, c'est probablement que tout échoue en même temps depuis un moment et que vous avez le sentiment que ce n'est pas normal. Ce sentiment mérite d'être écouté. Il ne mérite pas qu'on vous vende un rituel à mille francs.

La règle que je m'impose, et pourquoi elle vous protège
Je ne facture jamais de rituel supplémentaire après une consultation. Jamais. C'est une règle absolue et c'est le point le plus important de cette page.
Le mécanisme d'abus est toujours le même, et il est documenté par la justice suisse comme par les associations de consommateurs. Un praticien diagnostique un envoûtement, propose un premier travail à quelques centaines de francs, puis annonce que l'influence est plus tenace que prévu et qu'il faut un second rituel, plus coûteux. Puis un troisième. Les victimes versent parfois des dizaines de milliers de francs, et la spirale ne s'arrête que lorsqu'il n'y a plus rien à verser. En Suisse, cela porte un nom dans le code pénal : l'escroquerie, article 146.
Donc : un tarif, annoncé à l'avance, affiché publiquement, et rien après. Si vous entendez un jour un praticien — moi ou un autre — vous expliquer qu'il faut payer davantage parce que le mal résiste, raccrochez.
Ce que je regarde réellement
Quand quelqu'un me dit qu'il se sent envoûté, je ne commence pas par confirmer. Je commence par écouter ce qui se passe concrètement : depuis quand, sur quels plans, et ce qui a changé au moment où cela a commencé.
Dans la grande majorité des cas, ce que je trouve n'est pas une influence extérieure. C'est un enchaînement réel de difficultés — une perte d'emploi qui fragilise un couple, qui dégrade le sommeil, qui abîme la santé, qui empêche de chercher du travail — et cet enchaînement produit exactement la sensation d'être maudit. Le dire n'est pas minimiser votre souffrance : c'est lui rendre une prise. Un enchaînement, on peut le casser quelque part. Une malédiction, non.
Il reste une minorité de situations où je perçois une charge qui ne s'explique pas par cet enchaînement — une ambiance familiale lourde, une parole ancienne qui a fait son travail, une relation qui épuise au-delà du raisonnable. Je le dis quand c'est le cas, et nous travaillons dessus. Mais je ne vais pas inventer une entité pour justifier un tarif.
Le travail lui-même
Il consiste d'abord à nommer ce qui pèse et à vous rendre votre capacité de décision — c'est le plus gros du chemin, et c'est aussi le moins spectaculaire. Ensuite, selon la situation, à vous donner des repères pour vous détacher de ce qui vous attire vers le bas : une relation, une habitude, un lieu, parfois une personne précise de votre entourage.
Ce n'est ni un soin ni une pratique médicale. Je ne traite aucune maladie, je ne touche à aucun traitement, et je ne vous demanderai jamais d'arrêter un médicament ou de renoncer à un suivi médical. Quiconque vous le demande met votre vie en danger et commet une infraction.
Si votre situation comporte des symptômes physiques ou psychiques — douleurs, insomnie installée, angoisses envahissantes, pensées noires — voyez un médecin. Ce n'est pas une formule de prudence : les deux démarches ne s'excluent pas, et la médecine passe en premier.
Les demandes que je refuse
Je ne travaille pas contre une personne. Aucun retour de bâton, aucune action dirigée vers un tiers, aucune demande visant à nuire — y compris quand cette personne vous a réellement fait du mal. Ce n'est pas une question de tarif, c'est un refus de principe et il n'est pas négociable.
Je ne lis pas une personne qui n'a rien demandé pour le compte d'un tiers, et je ne confirmerai jamais à quelqu'un que son conjoint, son associé ou sa belle-famille lui a jeté un sort. Ce genre de confirmation détruit des familles entières, et elle rapporte beaucoup à ceux qui la donnent.
Questions fréquentes
Combien coûte un désenvoûtement ?
Celui d'une consultation ordinaire, annoncé à l'avance, et rien de plus. Il n'y a pas de forfait rituel, pas d'option, pas de supplément selon la gravité. Si un praticien module son prix selon l'intensité du mal qu'il annonce, le mal qu'il annonce est un argument de vente.
Comment savoir si je suis réellement envoûté ?
C'est précisément l'objet de la consultation, et la réponse est souvent non. Je préfère vous dire qu'il n'y a pas d'envoûtement et vous aider sur ce qui se passe vraiment, plutôt que de valider une piste qui vous laisserait impuissant.
Faut-il se déplacer, apporter un objet, fournir une photo ?
Non. La consultation se fait par téléphone et je n'ai besoin d'aucun objet, d'aucune photo et d'aucun élément personnel qui pourrait être conservé. Je ne garde rien de vous.
Puis-je demander un travail pour un proche ?
Vous pouvez m'en parler, mais je ne travaillerai pas sur une personne majeure qui n'a pas elle-même formulé la demande. S'inquiéter pour quelqu'un est légitime ; décider à sa place ne l'est pas.